Géopolitique du COVID-19
Ce que nous révèle la crise du Coronavirus
Pascal Boniface
Eyrolles

Le COVID-19 a certainement rendu plus net le paysage géopolitique actuel en accentuant les traits du positionnement des États-Unis, de la Chine et en poussant l’Europe à prendre enfin quelques positions stratégiques. C’est le point de vue de Pascal Boniface qui souligne avec clarté que :

– L’erreur à ne pas commettre serait de s’aligner sur les États-Unis dans leur conflit pour la suprématie mondiale avec la Chine.

« Nous sommes dans un cadre traditionnel de rivalité de puissances » vis-à-vis de la Chine souligne-t-il et « nous ne devons pas devenir l’aide de camp d’un général qui nous maltraite dans un conflit où nous n’avons rien à gagner », « les Américains ne veulent pas accepter d’être dépassés par la Chine. C’est leur problème, pas le nôtre ».

– Un « petit miracle » a eu lieu le 18 mai dernier, du fait de la décision de l’Allemagne d’accepter l’idée d’un emprunt européen mutualisé de 500 milliards d’euros, sur proposition française : l’Allemagne fait ainsi le choix de l’Europe. Il s’est confirmé avec le projet annoncé par la Présidente de la Commission Ursula van der Layen, le 27 mai, « d’une Commission européenne géopolitique ».
L’Europe pourrait ainsi cesser d’être seulement un « global payeur » pour chercher à devenir un « Global Player ». L’objectif d’une Europe allemande a été délaissée pour celui d’une Allemagne européenne.